lundi 8 mai 2017

Lucie et Corine échangent la réalisation d'un gâteau au yaourt

Lucie est collégienne, je suis mariée et mère de famille. Nous nous sommes rencontrées le samedi 1er avril 2017 pour réaliser un gâteau au yaourt. 

Lucie est agréable. Curieuse, elle s'est bien investie. 

...

A table !
Nous avons, hum, miam miam, mangé chacune deux parts. 

Nous avons partagé le reste de manière équitable.

Vive les échanges de Savoirs !

Corine

lundi 20 mars 2017

Je voudrais vous parler d’un échange de savoirs tricot

Bonjour,
Je suis Corine, j’offre la pâtisserie et je demande des connaissances en astronomie. Je suis également investie bénévolement dans le fonctionnement du Réseau, par des mises en relation, des appels téléphoniques. Il y a tellement à faire.
Chaque mercredi, depuis le 11 janvier 2017, ces dames se rencontrent. Catherine offre les savoirs qu’elle détient dans un domaine plus vaste qu’il n’y paraît, le tricot : comment réaliser des écharpes, des pulls, des gants, bref tout ce qui se tricote.

Elle a su répondre à toutes les questions qui lui étaient posées et nous expliquer de nombreuses manières de faire, elles sont nombreuses variées, et même pour certaines, très compliquées. Ce n’est pas aussi simple que ça en a l’air, comme quand on voit quelqu’un tricoter sans avoir l’air d'y penser.
Toutes travaillent  très sérieusement, ce qui n’empêche bien sûr pas de papoter ni de bien rigoler, et peut-être que ça aide !

Si vous êtes intéressé(e)s, n’hésitez pas, formulez votre souhait, venez nous rejoindre, soyez les bienvenu(e)s.

jeudi 9 mars 2017

Un échange d'humanité


J’ai pris connaissance de la présence des jeunes afghans hébergés chez Adoma par un courriel de Jacqueline G., qui sollicitait des actions bénévoles pour les aider.

J’ai réfléchi quelques jours avant de comprendre que je pouvais, peut-être, aider en donnant de ce que je suis : une personne, un être humain.

J’ai donc proposé de la présence, de l’écoute, (j’ai remercié mon père pour m’avoir proposé, à l’âge de 18 ans, un séjour en Angleterre en tant que fille au pair car c’est là que j’ai appris la langue anglaise).

Notre première rencontre, avec la présence de Jacqueline, a été très émouvante pour moi. Il y avait une vingtaine de jeunes hommes, d’âge différent, qui ne parlaient que leur langue, avec juste quelques mots de français, et pour certains aussi l’anglais. Nous avons donc pu nous comprendre et commencer à échanger.

Je les regardais, l’un après l’autre, je regardais leurs yeux, bruns et profonds, et je me disais que ces yeux-là avaient peut-être vu la mort d’un membre de leur famille. Ces yeux-là qui ont vu les explosions, les souffrances, la douleur...

Un jeune homme afghan est venu aussi ; il vit en France depuis quelque temps, il a été notre interprète.

Avant tout je leur ai dit que me souvenir de tous leurs prénoms allait être une grande aventure : des prénoms avec des sonorités très différentes des langues que nous connaissons en Europe. J’ai demandé si j’avais leur permission pour les appeler « mon frère ». La réponse a été unanime, et les yeux de plusieurs d’entre eux ont brillé de ce que j’ai pensé être de la joie.

Cela a été facile d’instaurer ce lien et de me sentir comme si je les connaissais depuis toujours, comme s’ils revenaient dans ma vie après un long voyage, une sensation bizarre, mais très puissante.

J’ai ensuite tenu à les rassurer car même si nous parlions des langues différentes, lorsque je leur parlerai à partir de mon cœur, et j’ai mis ma main sur mon cœur, ils allaient comprendre. Ils ont souri et ils étaient d’accord.

Enfin j’ai proposé d’être avec eux pour des moments de détente qui pourraient se passer soit dans le silence et assis, soit avec de la musique et de la danse, ou bien encore dans les mouvements classiques d’une séance de yoga.

La première séance, tous assis en cercle, a été une grande rigolade. Nous avions du mal, moi comprise, à être silencieux, les yeux fermés, pour écouter tranquillement la musique. Le rire était plus fort que nous : plus nous essayions d’être sérieux et plus les éclats de rire illuminaient la pièce. Une légèreté comme lorsque j’étais gamine et que je jouais avec mes copains et mes copines !

A la fin, sans même nous en rendre compte, nous étions apaisés, si bien que le silence et la détente ont régné pendant une bonne trentaine de minutes. Ils n’en revenaient pas, et moi non plus !

Dans le partage qui a suivi, ils ont parlé de la « douceur » de l’expérience et du fait qu’ils ont eu la possibilité de « voyager » en esprit et ainsi « rejoindre » leur pays et leur famille. Et moi j’étais très touchée !

La deuxième séance, une semaine après, a été dédiée à la danse-détente. Et là encore, dans la surprise, ils rigolaient franchement tout en se corrigeant l’un l’autre pour les pas de danse.

Akila, l’assistante sociale qui s’occupe d’eux, était présente, et je crois qu’elle a souri aussi en voyant les efforts qu’ils faisaient pour suivre au mieux les mouvements.

A la fin ils se sont allongés pour se reposer et se détendre.

Dans le partage qui a suivi, le calme et la paix étaient les sensations le plus souvent exprimées. Et ils ont encore aimé pouvoir retourner en esprit « voir » leur pays et leurs proches.

J’ai été sollicitée pour retourner avec eux la semaine prochaine et c’est ce que je ferai : dans ces rencontres j’espère qu’ils pourront être un peu être soulagés de la peine d’avoir dû quitter leur pays et leurs familles. Moi j’y retrouve la joie, la rigolade, l’envie de partage qui sont les moteurs les plus importants dans ma vie. Merci !

Maria Nieddu.


mardi 7 mars 2017

Echanges,  exposition et dialogues autour du quartier des Pyramides

L'association « Relief » a exposé dans le local du RERS des photos anciennes mises en comparaison avec des photos actuelles du quartier des Pyramides. On voit alors bien les transformations au cours du temps, et encore plus maintenant avec tous les travaux actuels.

Une quinzaine de personnes de l'association « La voix des jeunes » sont venues voir l'exposition le jeudi 24 novembre 2016. Les bénévoles qui représentaient l'association « Relief » ont proposé un premier film.

Dans celui-ci, une femme racontait la construction du quartier et ses débuts en 1977. A ce moment là, il y avait des plans d'eau, des squares dans le quartier des Pyramides. Puis, elle a expliqué les changements qui ont eu lieu au fur et à mesure.

Après ce reportage, une discussion s'est ouverte sur ce que pensait le groupe de la modification du quartier. Les photos exposées ont permis de façon parlante de comparer les débuts de la construction du quartier et son évolution à travers le temps. Chacun vivant pourtant dans le quartier, mais depuis plus ou moins longtemps, n'a pas vu les mêmes transformations !

Ensuite, après être revenu plus en détails sur les photos, il y a eu un échange de questions et de réponses. Une des personnes de l'association  « Relief » a proposé de prêter des appareils photos pour que ceux qui le veulent puissent prendre de nouveaux clichés et partager ainsi avec tous

leur intérêt pour le quartier.

Puis, « Relief » a proposé un deuxième reportage qui parle de la vision des enfants sur les modifications du quartier, les enfants dans le film parlant de ce qui les intéresse après avoir fait des photos artistiques sur ce qu'ils trouvaient beau. Ils posent des questions sur ce qu'était leur quartier avant, et ils ont trouvé qu’il était en train de se dénaturer au fur et à mesure des travaux. Ils le préféraient avant. Ils se sont aussi exprimé sur ce que les modifications du quartier vont changer dans leur vie. 

Après ce deuxième reportage, il y a de nouveau eu une discussion entre les personnes présentes dans la salle, après qu’on leur a demandé ce qu'ils pensaient du regard des enfants. Pour faire le reportage avec les enfants, il a fallu 6 séances de 1h30  avec  25 enfants.

La discussion et l'échange se sont faits avec des personnes de tous âges et d’horizons différents.

Maika Diop, stagiaire du RERS au local des Pyramides

Vivement lundi !


Echange peinture avec Ali artiste peintre

A notre première séance, Hayette et moi étions très agréablement surprises. En effet Ali, notre offreur en dessin et peinture est très ouvert et vraiment à l’écoute de nos attentes.
L’ambiance est très chaleureuse. Ali ne nous décourage jamais, bien au contraire il remarque toujours nos progrès. Il y a un mois je lui disais : « je sais juste dessiner un soleil avec les rayons comme celui des enfants de maternelle », et voilà qu’aujourd’hui je me surprends à ne pas tenir du tout le même discours, grâce à Ali, qui est très pédagogue, j’ai vraiment progressé.
Hayette et moi nous choisissons nos thèmes. Hayette est très intéressée par l’aquarelle. Elle aime beaucoup dessiner les fleurs. Quant à moi, je suis plus intéressée par l’art abstrait mais dans un premier temps il faut connaitre les bases du dessin. A notre dernière séance j’ai donc appris à dessiner un âne, qui ressemblait d’ailleurs plutôt à un cheval et qui nous a fait bien rire. Les enfants de Daly ont aussi participé à une séance. Nous rions beaucoup mais nous travaillons dur, et quand la séance est terminée nous disons toujours : VIVEMENT LUNDI !
N’hésitez pas à nous rejoindre les lundis de 17h30 à 18h30, hors vacances et jours fériés.
Béatrice Rodriguez